mercredi, 03 décembre 2008

Revenu de Solidarité Active (RSA)

D’accord sur le principe, maintien des aides en cas de retour à l'emploi qui doit être plus avantageux que le RMI, je suis en revanche beaucoup plus réservé concernant le financement de ce dispositif. Il faut absolument impliquer les contribuables protégés par le bouclier fiscal dans l’effort de solidarité. Alors que nous voyons circuler des milliards pour les banques, il est inconcevable de voir les plus riches échapper au prélèvement de 1,1% sur les revenus de l’épargne. Une fois de plus, ce sont les classes moyennes qui vont devoir mettre la main à la poche.

Le Président de la République a été élu sur la promesse de réduire les prélèvements obligatoires, la pression fiscale. Or, il crée un nouvel impôt. Ce qui n’est pas, d’ailleurs, une nouveauté. Il y a quelques jours le Canard Enchaîné s’est amusé à faire la liste des nouveaux impôts créés par Nicolas Sarkozy. Il y en a eu pratiquement un par mois.

On peut aussi regretter que les expériences menées dans les départements n’aient pas été évaluées avant de généraliser ce RSA. Au Conseil Général de la Marne, nous avons demandé en vain cette évaluation.

Le dispositif sera-t-il efficace pour lutter contre le chômage et la pauvreté ? Sans ces évaluations, certains craignent qu’il ne touche qu’une partie des populations pauvres. Il laisse de coté les personnes âgées, les moins de 25 ans. Parmi les rmistes, il ne touchera que ceux qui sont les plus proches du marché du travail.

Le pouvoir a trop souvent culpabilisé les rmistes et les chômeurs, or, membre de la Commission locale d’insertion, je peux témoigner que rares sont ceux qui abusent du système. D'ailleurs, si abus il y a, il faut les relativiser, on est loin des parachutes dorés et des salaires des patrons du CAC40 : 

Revenu minimum d’insertion

personne seule : 447,91€/mois

avec une personne à charge (enfant ou conjoint) : 671,87€/mois

deux personnes à charge : 806,87€/mois

Pour quelques-uns, le RSA apportera un petit plus, tant mieux. Il convient cependant de rappeler que 3,7 millions de personnes (6,3 % de la population totale) vivent en dessous du seuil de pauvreté (681 euros par mois pour une personne seule). Parmi elles, des travailleurs pauvres et les mères seules avec enfants qui sont les plus touchées par la précarité.

mercredi, 12 novembre 2008

La session d'octobre du Conseil général de la Marne

Chers Amis,

 

La session d’octobre du Conseil Général est habituellement « paisible » et essentiellement consacrée à une décision modificative du budget et à des ajustements dans les programmations de travaux. Si cette session a gardé son caractère administratif et presque consensuel, elle s’est néanmoins tenue sous le signe de la crise financière et sous la menace gouvernementale d’une révision de l’organisation territoriale dont les départements pourraient faire les frais.

Dans ce contexte de crise, on peut dores et déjà prévoir une baisse de certaines recettes pour le Département : baisse des droits de mutation liés aux marchés immobiliers et diminution des dotations de l’Etat.

Autre conséquence probable de la situation économique : l’accroissement du chômage. Même si la Marne est relativement épargnée, on peut naturellement craindre une augmentation du nombre des personnes en difficulté et donc une inflation des dépenses sociales du Département.

Cette session a aussi été l’occasion de mener une réflexion sur la politique d’aménagement du territoire. A cette occasion le groupe des élus socialistes et républicains a souhaité le retour de l’aide « à la pierre » pour les établissements pour personnes âgées  dans le champ des subventions départementales. Réponse en janvier 2009 ?

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lundi, 06 octobre 2008

Crise économique et sociale

François Hollande a raison : "Si l'unité nationale consiste à demander à la gauche de soutenir une politique qui échoue, sûrement pas." De plus, l’unité nationale, ça ne se décrète pas. Auparavant il conviendrait de réunir les intéressés, de les écouter et de les respecter. On en est très loin. Unité nationale, chiche! Mais qu'on commence par supprimer ensemble le paquet fiscal, par renoncer à la privatisation de La Poste, qu’on cesse de porter atteinte aux services publics et qu’on revienne sur les franchises médicales. Qu’on ne nous dise pas que cela coûte cher. On vient de trouver des milliards pour venir en aide aux banques.

Récession. « Croissance négative, récession technique, passagère, croissance ralentie, croissance molle ». Tous les reccords de langue de bois sont battus. Nos gouvernants ne veulent pas l’admettre ni prononcer le mot « récession », la France est gravement atteinte et le gouvernement n’a pas de solution pour sortir de la crise. La définition de la récession, c'est une croissance inférieure à 0,2% sur un an. C'est actuellement le cas, effectivement. Les mensonges de nos ministres et des hommes d'affaires sont des mensonges destinés à préserver leurs privilèges de classe. Ils ne voudraient surtout pas que le peuple se révolte et renverse l'ordre établi donc ils mentent. Les dominants ont toujours fait ça et ils le feront tant qu'il y aura des gens assez stupides pour les croire ou assez lâches pour ne rien faire.

Et puis, les parachutes dorés ! La crise financière crée un contraste saisissant : voir dans le même temps le pouvoir d’achat de la majorité des français diminuer et des patrons de banques cyniques aussitôt nommés aussitôt démissionnés avec comme récompense des millions d’indemnité. C’est obscène ! Halte là !

lundi, 08 septembre 2008

Rentrée scolaire : un couac à Epernay

La suppression d’une classe à l’école préélémentaire Fontaine-les-Bergers d’Epernay illustre assez bien la dégradation du service de l'Education Nationale due à la politique de Monsieur Darcos.

La première conséquence de cette fermeture est bien sûr une hausse des effectifs dans les deux classes restantes. Alors que cette école fait partie d’un Réseau de Réussite Scolaire et au moment où les enseignants sont invités à mettre en place des dispositifs de soutien aux élèves en difficulté, cette suppression est en complète contradiction avec les objectifs affichés à savoir la diminution de l’échec scolaire. Certes le critère des effectifs n’est pas le seul à prendre en compte, mais il me semble que le travail des professeurs d’école maternelle doit être plus efficace avec 18 élèves qu’avec 25 ou plus en particulier dans les zones encore appelées récemment « prioritaires ». Suite à cette suppression, les classes de cette école située en zone sensible vont avoir des effectifs plus élevés que dans certaines écoles réputées plus faciles en centre ville ou en milieu rural.

 Quant à la méthode adoptée pour supprimer cette classe, elle est pour le moins surprenante. Des dérogations légitimement accordées par la Mairie d’Epernay ont été annulées par les services de l'Académie. De ce fait, alors qu’il y avait 54 inscrits, les effectifs sont passés sous le seuil des 51. Une décision municipale justifiée aurait été annulée uniquement pour abaisser volontairement les effectifs d’une école dans le but d’y supprimer une classe. Au moment où l’on parle d’assouplissement de la carte scolaire, ceci est à peine croyable. Pourtant, les propos de Madame l’Adjointe à l’Education de la Ville d’Epernay dans la presse locale corroborent ces informations. Des parents troublés par ces décisions contradictoires quant à leur demande de dérogation ont vu l’accès de leur enfant à cette école refusé le matin même de la rentrée. Cette situation est très désagréable pour tout le monde et en premier lieu pour ces jeunes enfants qui effectuaient leur première rentrée scolaire, ils avaient sûrement rêvé mieux.

 Enfin, même si l’avis du Conseil départemental de l'Education nationale sur la carte scolaire est simplement consultatif, il est néanmoins obligatoire y compris sur les ajustements de rentrée. Or, cette suppression de classe n’a jamais été évoquée devant le CDEN.

Suite à tous ces disfonctionnements j'ai demandé à Madame l'Inspectrice d'Académie de bien vouloir réouvrir cette classe à Fontaine-les-Bergers. Son refus, indiqué par téléphone, et ses explications embarrassées ne m'ont absolument pas convaincu.

Cet exemple parmi d'autre montre que la politique actuelle en matière d'éducation mène tout droit à une école au rabais avec moins de profs, moins de formation, moins d'heures de cours, moins d'intelligence dans les programmes... 

Le PS appelle à un moratoire sur les suppressions de postes, à l'affectation de moyens dans les endroits prioritaires et à la mise en place d'une véritable aide pour tous les élèves sur le temps scolaire.

 

 

 

 

mercredi, 23 juillet 2008

Répondre aux vraies questions des Français.

Le non du PS a la réforme des institutions et le oui de Jack Lang ont créé un trouble au sein du Parti Socialiste. Même si le sujet est important, il convient cependant de relativiser ce que les médias appellent aujourd’hui la crise du premier parti d’opposition. Les préoccupations des Français sont assez éloignées de ces problèmes. La baisse du pouvoir d’achat, les régressions sociales sans précédent, le temps de travail, les difficultés de logement, les craintes pour l’emploi, les retraites, le financement de la santé, l’avenir de la jeunesse, voilà les sujets qui inquiètent nos concitoyens et en particulier les plus modestes d’entre eux.

 

Il est utile de rappeler aussi qu’il y a quelques semaines à peine, les électeurs ont fermement sanctionné la politique de Nicolas Sarkozy lors des élections municipales remportées largement par l’opposition. Il ne devrait donc y avoir ni crise chez les uns, ni triomphe chez les autres.

 

Pour en revenir à la réforme des institutions, le vote des socialistes doit être replacé dans un contexte politique plus général  et mis en rapport avec l’ambiance détestable créée par le Président de la République depuis un an : arrogance, vulgarité, mépris, atteinte systématique aux droits élémentaires des salariés. En votant les propositions présidentielles, on ne peut oublier ni ce contexte ni le dédain de Sarkozy à l’encontre des travailleurs dans un récent discours triomphant et goguenard : «Maintenant, lorsqu’il y a une grève, personne ne s’en aperçoit.» On pourrait multiplier les exemples de ces provocations indignes d’un président. Dans ce contexte, on doit comprendre la méfiance de l'opposition envers une réforme des institutions qui ne change rien quant aux prérogatives et à la désignation des sénateurs, qui n’introduit pas de proportionnelles aux législatives et ne modifie pas le caractère très présidentiel du pouvoir.

On peut cependant regretter que les Socialistes n’aient pas davantage fait avancer eux-mêmes la démocratisation des institutions lorsqu’ils étaient au gouvernement. Cela n’a jamais beaucoup intéressé les Français, cela ne signifie pas que nous devions écarter le sujet.  Aujourd’hui encore, nos concitoyens ont d’autres soucis et la priorité est d’apporter une réponse à leurs questions sur le pouvoir d’achat, la solidarité et l’environnement. Les Socialistes y travaillent et, au-delà des ambitions individuelles, même légitimes, le Congrès de Reims devra être un temps fort de réflexion et de propositions alternatives.

vendredi, 04 juillet 2008

Contrats aidés et associations

Quelques adhérents d’Assodel 51, m'ont alerté sur les difficultés rencontrées par les associations suite à la diminution des contrats aidés. Je suis également sollicité régulièrement par des titulaires de tels contrats très inquiets pour leur avenir. Ainsi, dans l’Education Nationale, la fin de l’année scolaire a été marquée par la fin de nombreux contrats d’avenir. Cela met bien sûr les personnes concernées dans la précarité mais entraîne aussi une dégradation des services car ces emplois sont utiles et ont souvent permis de répondre à des besoins importants : accompagnement d’enfants en difficultés, aide à l’informatique, organisation d’activités multiples, etc. Il en est de même dans le secteur associatif.

 

 Face à cette situation, quelques collègues conseillers généraux et moi-même avons interrogé Monsieur le Préfet et les parlementaires de la majorité. Le 19 juin dernier, j’ai personnellement évoqué le problème des emplois aidés avec Monsieur Martin HIRSCH, Haut Commissaire aux Solidarités actives, lors de son passage dans notre département. Pour les cas particuliers qui me sont soumis, j’interviens régulièrement auprès de la Direction Départementale du Travail.  Je dois avouer que si l’écoute est polie, les résultats restent modestes. Collectivement, nous avons cependant obtenu le renouvellement de quelques contrats dans l’Education Nationale.

 

 Même si les contrats aidés ne sont pas la panacée (travail à temps partiel, manque de formation), ils permettent à des milliers de personnes d’entrevoir une possibilité d’emploi. Aux collectivités locales, aux associations touchées elles aussi par le manque de moyens ces emplois permettent de répondre à de réels besoins d’activité.

Il convient de rappeler que si le couperet est tombé en septembre 2008, dans la plus parfaite opacité avec la décision de diminuer fortement les crédits de tous les contrats aidés en direction du secteur associatif caritatif, culturel ou sportif, cette mesure appelée alors « simplification » était malheureusement contenue dans le programme électoral du Président de la République, programme approuvé par une majorité de français à mon grand regret.

 

 Malgré cela, les élus locaux continueront leur action en faveur de l’emploi. C’est ainsi que le Conseil Général mène actuellement une étude sur l’emploi sportif en collaboration avec le CDOS, l’Association Profession Animation Sport de la Marne, le CREPS et la DRDJS. Je ne manquerai pas de vous informer des suites de cette étude.

lundi, 12 mai 2008

Pouvoir, émotion et école ou Sarkozy et le CM2

Ce n’est pas le rôle du Président de la République de changer sans cesse les programmes de l’école en fonction de ses émotions, fussent-elles sincères et légitimes ou démagogiques et circonstancielles. Ce faisant, il laisse croire qu’avant lui, les professeurs ne traitaient pas ces sujets essentiels que sont la Résistance, la Shoah et l’esclavage. Après la lettre de Guy Môquet, après le parrainage par un élève de CM2 d’un enfant juif mort, Sarkozy découvre l’esclavage et veut transmettre son émotion aux élèves de CM2 - le CM2 semble une obsession pour Nicolas Sarkozy… je soumets cette question aux psychologues…- Pourtant, on n’a pas attendu après lui pour enseigner l’histoire et j’ai encore en mémoire mes cours sur les ilotes à Sparte, la révolte de Spartacus à Rome et la traite des noirs à partir du XVème siècle.

Lors d’une visite au Fort de Joux dans le Jura, j’ai croisé un professeur qui n’avait pas attendu les recommandations présidentielles pour visiter avec sa classe ce lieu où fut emprisonné et où mourut Toussaint Louverture,  premier leader noir à avoir mené une lutte victorieuse pour la libération des esclaves haïtiens.

Que Sarkozy s’occupe un peu plus du présent, du pouvoir d’achat de ses concitoyens et qu’il laisse aux historiens le soin de nous transmettre les messages du passé. S’il s’intéresse tant aux droits de l’Homme, qu’il s’émeuve un peu plus sur le sort des travailleurs immigrés dans la France d’aujourd’hui mais qu’il fasse confiance aux professeurs  pour enseigner l’histoire.

Encore 4 ans, ça va être dur !

lundi, 21 avril 2008

La nouvelle déclaration de principe du Parti Socialiste (Extraits)

Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l'humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité, proclamées par la Révolution française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l'action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l'organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d'une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il revendique le souvenir de la Commune, l'héritage de la République et de son œuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front populaire, de la Libération, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédé. Il participe des grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l'homme, de l'Affaire Dreyfus à l'abolition de la peine de mort.

 

ART. 1 Etre socialiste, c'est ne pas se satisfaire du monde tel qu'il est. L'idée socialiste relève, à la fois, d'une révolte contre les injustices et de l'espérance pour une vie meilleure. Le but de l'action socialiste est l'émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.