mercredi, 23 juillet 2008

Répondre aux vraies questions des Français.

Le non du PS a la réforme des institutions et le oui de Jack Lang ont créé un trouble au sein du Parti Socialiste. Même si le sujet est important, il convient cependant de relativiser ce que les médias appellent aujourd’hui la crise du premier parti d’opposition. Les préoccupations des Français sont assez éloignées de ces problèmes. La baisse du pouvoir d’achat, les régressions sociales sans précédent, le temps de travail, les difficultés de logement, les craintes pour l’emploi, les retraites, le financement de la santé, l’avenir de la jeunesse, voilà les sujets qui inquiètent nos concitoyens et en particulier les plus modestes d’entre eux.

 

Il est utile de rappeler aussi qu’il y a quelques semaines à peine, les électeurs ont fermement sanctionné la politique de Nicolas Sarkozy lors des élections municipales remportées largement par l’opposition. Il ne devrait donc y avoir ni crise chez les uns, ni triomphe chez les autres.

 

Pour en revenir à la réforme des institutions, le vote des socialistes doit être replacé dans un contexte politique plus général  et mis en rapport avec l’ambiance détestable créée par le Président de la République depuis un an : arrogance, vulgarité, mépris, atteinte systématique aux droits élémentaires des salariés. En votant les propositions présidentielles, on ne peut oublier ni ce contexte ni le dédain de Sarkozy à l’encontre des travailleurs dans un récent discours triomphant et goguenard : «Maintenant, lorsqu’il y a une grève, personne ne s’en aperçoit.» On pourrait multiplier les exemples de ces provocations indignes d’un président. Dans ce contexte, on doit comprendre la méfiance de l'opposition envers une réforme des institutions qui ne change rien quant aux prérogatives et à la désignation des sénateurs, qui n’introduit pas de proportionnelles aux législatives et ne modifie pas le caractère très présidentiel du pouvoir.

On peut cependant regretter que les Socialistes n’aient pas davantage fait avancer eux-mêmes la démocratisation des institutions lorsqu’ils étaient au gouvernement. Cela n’a jamais beaucoup intéressé les Français, cela ne signifie pas que nous devions écarter le sujet.  Aujourd’hui encore, nos concitoyens ont d’autres soucis et la priorité est d’apporter une réponse à leurs questions sur le pouvoir d’achat, la solidarité et l’environnement. Les Socialistes y travaillent et, au-delà des ambitions individuelles, même légitimes, le Congrès de Reims devra être un temps fort de réflexion et de propositions alternatives.

vendredi, 04 juillet 2008

Contrats aidés et associations

Quelques adhérents d’Assodel 51, m'ont alerté sur les difficultés rencontrées par les associations suite à la diminution des contrats aidés. Je suis également sollicité régulièrement par des titulaires de tels contrats très inquiets pour leur avenir. Ainsi, dans l’Education Nationale, la fin de l’année scolaire a été marquée par la fin de nombreux contrats d’avenir. Cela met bien sûr les personnes concernées dans la précarité mais entraîne aussi une dégradation des services car ces emplois sont utiles et ont souvent permis de répondre à des besoins importants : accompagnement d’enfants en difficultés, aide à l’informatique, organisation d’activités multiples, etc. Il en est de même dans le secteur associatif.

 

 Face à cette situation, quelques collègues conseillers généraux et moi-même avons interrogé Monsieur le Préfet et les parlementaires de la majorité. Le 19 juin dernier, j’ai personnellement évoqué le problème des emplois aidés avec Monsieur Martin HIRSCH, Haut Commissaire aux Solidarités actives, lors de son passage dans notre département. Pour les cas particuliers qui me sont soumis, j’interviens régulièrement auprès de la Direction Départementale du Travail.  Je dois avouer que si l’écoute est polie, les résultats restent modestes. Collectivement, nous avons cependant obtenu le renouvellement de quelques contrats dans l’Education Nationale.

 

 Même si les contrats aidés ne sont pas la panacée (travail à temps partiel, manque de formation), ils permettent à des milliers de personnes d’entrevoir une possibilité d’emploi. Aux collectivités locales, aux associations touchées elles aussi par le manque de moyens ces emplois permettent de répondre à de réels besoins d’activité.

Il convient de rappeler que si le couperet est tombé en septembre 2008, dans la plus parfaite opacité avec la décision de diminuer fortement les crédits de tous les contrats aidés en direction du secteur associatif caritatif, culturel ou sportif, cette mesure appelée alors « simplification » était malheureusement contenue dans le programme électoral du Président de la République, programme approuvé par une majorité de français à mon grand regret.

 

 Malgré cela, les élus locaux continueront leur action en faveur de l’emploi. C’est ainsi que le Conseil Général mène actuellement une étude sur l’emploi sportif en collaboration avec le CDOS, l’Association Profession Animation Sport de la Marne, le CREPS et la DRDJS. Je ne manquerai pas de vous informer des suites de cette étude.

lundi, 12 mai 2008

Pouvoir, émotion et école ou Sarkozy et le CM2

Ce n’est pas le rôle du Président de la République de changer sans cesse les programmes de l’école en fonction de ses émotions, fussent-elles sincères et légitimes ou démagogiques et circonstancielles. Ce faisant, il laisse croire qu’avant lui, les professeurs ne traitaient pas ces sujets essentiels que sont la Résistance, la Shoah et l’esclavage. Après la lettre de Guy Môquet, après le parrainage par un élève de CM2 d’un enfant juif mort, Sarkozy découvre l’esclavage et veut transmettre son émotion aux élèves de CM2 - le CM2 semble une obsession pour Nicolas Sarkozy… je soumets cette question aux psychologues…- Pourtant, on n’a pas attendu après lui pour enseigner l’histoire et j’ai encore en mémoire mes cours sur les ilotes à Sparte, la révolte de Spartacus à Rome et la traite des noirs à partir du XVème siècle.

Lors d’une visite au Fort de Joux dans le Jura, j’ai croisé un professeur qui n’avait pas attendu les recommandations présidentielles pour visiter avec sa classe ce lieu où fut emprisonné et où mourut Toussaint Louverture,  premier leader noir à avoir mené une lutte victorieuse pour la libération des esclaves haïtiens.

Que Sarkozy s’occupe un peu plus du présent, du pouvoir d’achat de ses concitoyens et qu’il laisse aux historiens le soin de nous transmettre les messages du passé. S’il s’intéresse tant aux droits de l’Homme, qu’il s’émeuve un peu plus sur le sort des travailleurs immigrés dans la France d’aujourd’hui mais qu’il fasse confiance aux professeurs  pour enseigner l’histoire.

Encore 4 ans, ça va être dur !

lundi, 21 avril 2008

La nouvelle déclaration de principe du Parti Socialiste (Extraits)

Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l'humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité, proclamées par la Révolution française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l'action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l'organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d'une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il revendique le souvenir de la Commune, l'héritage de la République et de son œuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front populaire, de la Libération, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédé. Il participe des grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l'homme, de l'Affaire Dreyfus à l'abolition de la peine de mort.

 

ART. 1 Etre socialiste, c'est ne pas se satisfaire du monde tel qu'il est. L'idée socialiste relève, à la fois, d'une révolte contre les injustices et de l'espérance pour une vie meilleure. Le but de l'action socialiste est l'émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.

 

 

 

mercredi, 02 avril 2008

Ambiance municipale : les sparnaciens méritent mieux

Au premier tour des élections municipales j’ai soutenu la liste « Epernay pour tous », conduite par Marc Lefèvre mais je n’ai pas approuvé l’alliance du deuxième tour. La fusion avec la liste de Madame Jabbour a suscité de nombreuses réactions certaines inquiètes et  compréhensibles mais d’autres excessives et parfois injustes.

 

Pourtant, l’élection de Franck Leroy et les positions de Marc Lefèvre ne doivent pas faire oublier le résultat du premier tour. Le nombre de listes, le fort taux d’abstention et les différents scores traduisaient le fort mécontentement des électeurs. Les sparnaciens ont eu l’impression que les deux têtes étaient plus motivées par le goût du pouvoir que par la vie quotidienne à Epernay. Aujourd’hui encore, Marc Lefèvre et Franck Leroy font comme si rien ne s’était passé. Les accords du second tour étaient uniquement stratégiques et Marc Lefèvre n’a pas entendu le désarroi de l’électorat de gauche. De son côté, le maire d’Epernay pratique l’exclusion et ne laisse aucune place à l’opposition à la Communauté de communes. C’est certes légal mais c’est je crois unique dans le département. L’argument avancé de la mésentente trop importante avec Marc Lefèvre ne tient pas. En fait, Franck Leroy cherche simplement à s’assurer la présidence de la CCEPC, présidence que pourrait lui contester quelques élus ruraux.

mercredi, 06 février 2008

Traité européen : déni de démocratie

A Versailles, le Congrès vient de voter une réforme de la constitution qui permettra d’adopter le nouveau traité européen sans référendum.

Je suis profondément déçu que des parlementaires socialistes se soient rendus complice de ce déni de démocratie. Lors du référendum du 29 mai 2005, les Français s’étaient prononcés à 55% contre cette constitution d’essence libérale. Sarkozy nous en repasse l’essentiel sans consulter le peuple.

Comme disait Brecht : « le peuple a perdu la confiance du gouvernement. Il faut dissoudre le peuple ».

lundi, 21 janvier 2008

Contournement d'Epernay, le serpent de mer

Après les dernières mesures de décentralisation, les deux grands axes qui traversent Epernay sont désormais deux routes départementales dépendant du Conseil Général : la RD3 pour l’axe est-ouest et RD951 pour l’axe nord-sud et non RN51. Notre assemblée départementale est donc très concernée par cette question.

Avant de chercher les solutions pour améliorer la circulation dans notre ville, il convient de pointer les difficultés réelles et leurs causes. J’en retiens trois : des encombrements importants à certaines heures, les nuisances insupportables pour les riverains et, je suis d’accord avec Marc Lefèvre, les risques dus aux matières dangereuses.

La cause principale est la traversée de notre ville par les véhicules qui pourraient l’éviter. Une fois le constat fait, les solutions ne sont pas évidentes. Dans un premier temps, je fais deux propositions.

Premièrement : pour réduire les embouteillages sur les ponts entre Epernay et Magenta, favoriser les transports en commun en prolongeant les lignes de bus jusqu’à Aÿ et Dizy. Je sais qu’un projet commun aux communautés de communes d’Epernay et Aÿ existe, mais on a perdu beaucoup de temps.

Deuxièmement : mettre à l’étude une sorte d’itinéraire bis depuis Pierry  pour ce qui concerne l’axe nord-sud,  à l’aide d’une nouvelle signalisation à partir de Epernay-Pierry et Reims-Cormontreuil, pour encourager (on ne peut pas obliger) les automobilistes à éviter Epernay  en passant par la RD9. Certains conducteurs font déjà ce « contournement » en utilisant les belles déviations réalisées par le Conseil Général à Chouilly, Mareuil et Avenay et bientôt j’espère Tauxières et Louvois. Cette solution entraîne 12 km supplémentaires mais peut faire gagner du temps. On peut m’objecter le passage difficile du Craon-de-Ludes, c’est vrai mais Champillon et Montchenot sont aussi malaisés. Des études sont en cours entre la Ville et le Conseil Général, il faut les accélérer

Le doublement de l’ex Nationale 51 apporterait plus de sécurité mais contrairement à Franck Leroy, je pense qu’il ne serait pas utile pour la fluidité dans Epernay.

Ces propositions paraîtront trop modestes par rapport au problème. Alors, un contournement, je ne suis pas contre. Au préalable, il faut faire une véritable étude et répondre à ces trois questions : où passe-t-on ? combien ça coûte ? et qui paie ?

       

 

samedi, 15 décembre 2007

Tribunal de commerce

La suppression du tribunal de commerce et du conseil des prud'hommes d'Epernay mobilise à juste titre les acteurs de la vie économique locale.

Je m'associe aux nombreuses protestations qui viennent des juges, des milieux patronaux et des syndicats. La spécificité de la capitale du champagne, la nécessité d'une justice de proxilité, la possibilité d'accroître l'activité des tribunaux avec la réouverture de la section agricole des prud'hommes, en y rattachant les cantons d'Aÿ et de Châtillon sont autant d'arguments qui plaident en faveur du maintien de ces tribunaux à Epernay.

Espérons que cette mobilisation et la solidité du dossier permettront la sauvegarde du tribunal de commerce et du conseil des prud'hommes à Epernay.

Hélas, cette menace de suppression n'est pas pour moi une surprise. Cette proposition s'inscrit dans le droit fil d'une politique annoncée dont un des axes principaux est la remise en cause des services publics. Depuis longtemps, cette politique touche l'éducation, aujourd'hui, c'est la justice, demiain, ce sera la Poste, l'EDF etc.